Compte rendu de la rencontre du lundi 16/06/2008 entre des membres du secrétariat des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme et des membres du bureau politique de la LCR

Publié le par EMINEM cgtmci@free.fr

 

Présent-es :

Pour la LCR : Léonce Aguirre, Frédéric Borras, Guillaume Liégard, Myriam Martin, Monique Migneau, Christine Poupin.

Pour le secrétariat : Emmanuel Chanial, Pierre Cours-Salies, Laurent Lévy, Gilles Monsillon. Nous avons du excuser Fernanda Marrucchelli, qui n’a pu participer à cette rencontre.

LCR :

Nous avons organisé cette rencontre pour donner suite à celles qui ont lieu maintenant de façon régulière. Nous sommes capable, aujourd’hui, de dire que le processus de rassemblement des anti-capitalistes pour un nouveau parti anti-capitaliste (NPA) va encore plus loin que nos espérances. Vers les 300 comités, de 7 à 10 000 personnes réunies à travers la France. Cela renforce notre décision du passage à terme de la LCR au NPA. Dans ces comités des discussions de fond s’engagent et des décisions sont prises pour mener à bien ce processus. La première rencontre nationale est prévu fin juin (voir fichier joint – invitation) et une autre aura lieu en octobre 2008. La fondation du NPA devrait avoir lieu fin 2008 ou début 2009.

Nous avons été sollicité-es pour signer l’appel de Politis, nous ne l’avons pas fait, compte tenu des discussions autour du texte (notamment celle par rapport au PS) et de la question de la concurrence avec le NPA, et aussi par rapport à quelques signataires. Depuis, même si cette pétition s’apprête à atteindre les 10 000 signatures, elle n’est pas, loin s’en faut, d’un grand dynamisme et nous sommes plutôt conforté-es dans notre décision.

Secrétariat des collectifs :

Nous avons pris des décisions différentes en ce qui concerne cet appel, mais la question d’un « cadre permanent » pour la rentrée est à l’ordre du jour.

Par rapport à l’objectif d’un front politique contre la droite et le patronat, qu’il s’exprime par des États généraux ou par tout autre nom, moins connoté, nous devrions peser ensemble.

Nous proposons avec vous, dans un débat public, de débattre de trois questions :

- un concernant la gauche et ses relations avec le PS.

- un visant à préciser ce que nous appelons alternative anti-capitaliste.

- un sur la forme d’organisation, espace politique nouveau ou nouveau parti afin de réunir les anti-libéraux-anti-capitalistes.

Par ailleurs, il nous semble que nous devrions agir dans l’unité pour ce qui concerne l’Europe et ses échéances.

LCR/secrétariat des collectifs :

Des échanges ont eu lieu sur le contour de la famille politique commune LCR, collectifs. Est-ce qu’elle peut être à géométrie variable suivant les échéances électorales ?

Est-ce que le "cavalier seul", sans interlocuteur national, veut dire que le NPA ne se fait qu’autour de la LCR ?

Est-ce que ce processus décidé par la LCR peut permettre et ne pas s’opposer à d’autres rassemblements ?

Quelle serait la forme la meilleure pour des contributions et un travail en commun ?

Les décisions communes :

Pour la discussion sur l’Europe et le processus de constituante européenne, cela a été renvoyé à la réunion du collectif pour une autre Europe.

Pour le travail sur les contributions, notamment sur les points de débats proposés plus haut, ils se feront d’abord par des écrits et comme ceux-ci peuvent être de fond et nécessiter (comme c’est le cas déjà) beaucoup de signes, elles ne pourront être publiées dans Rouge ; mais il peut être envisagé d’autres publications. D’où l’idée d’ateliers de travail avec quelques dizaines de personnes à partir de ces textes,

Nous avons ensemble affirmé la nécessité d’un cadre permanent commun, au-delà des polémiques diverses quant au lancement du texte de Politis le 15 mai. Même si l’approche de l’appel de Politis reste différente, une perspective commune nous est cependant parue possible et souhaitable : si le cadre de la mobilisation du front politique unitaire est large et rend possible la rencontre des signataires et des non-signataires, il n’y a aucune raison que la LCR ou le NPA n’y participe pas.

Enfin, il est décidé que nos rencontres peuvent prendre une forme plus régulière sans que l’on attende l’autre pour formuler des "invitations". Il reste à définir la périodicité en l’absence d’urgence, sans doute aussi en lien avec les débats dont nous avons tracé la possibilité.

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