l’Humanité des débats « Pour une force antilibérale unique » par Rémy Jean, responsable des Comités unitaires antilibéraux

Publié le par EMINEM cgtmci@free.fr

Article paru le 21 juin 2008

Alternative au libéralisme

L’alternative est non seulement possible mais indispensable. Possible car le rejet du libéralisme est extrêmement fort. Il y a un potentiel pour une alternative qu’il faut désormais penser à l’échelle mondiale puisque l’on constate qu’en Amérique du Sud des alternatives se mettent en place. Possible, l’alternative est également indispensable car on n’a jamais vu une telle offensive antisociale.

Pour que quelque chose change dans ce pays, il faut que la gauche réellement antilibérale devienne le centre de gravité de la gauche. Pour cela, les forces antilibérales doivent se regrouper dans une force unique, même s’il y a des sensibilités différentes. On l’appelle comme on veut, mais il faut pour les électeurs qu’une autre réponse s’affirme à gauche. Nous ne devons pas nous enfermer dans une désespérance liée à l’échec des collectifs unitaires antilibéraux.

La force unique, c’est le seul moyen de contester l’hégémonie du PS. L’ambition des CUAL, c’est de faire tomber les murs. Que faut-il changer dans le mouvement progressiste pour qu’il représente une alternative ? Ce n’est pas seulement le programme. C’est aussi une façon de penser et de militer. Le mouvement doit être capable de dépasser sa propre histoire.

Sinon nous n’avons aucune chance. Non seulement la droite gagne, mais c’est l’orientation sociale libérale qui s’impose à gauche. Sur le programme, nous sommes d’accord sur l’essentiel. Si nous avions une majorité, nous serions d’accord sur le programme à appliquer. Nous n’avons pas réponse à tout mais nous avons des éléments de réponse. Si on veut avoir des réponses construites, il nous faut un cadre de travail commun. Qu’est-ce qui nous empêche de créer ce cadre ? Qu’est-ce qui empêcherait que la gauche antilibérale se retrouve pour faire des listes communes aux prochaines élections européennes ?

Alors, banco pour un front si cela ne se résume pas à un accord de sommet. Si on ne s’appuie pas sur une dynamique citoyenne, cela ne marchera pas. La proposition d’un front est intéressante si elle ne se limite pas aux échéances électorales.

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V
Genevieve, je te connais et tu sais que je t'apprecie mais je me sens obligée de te repondre ici meme, car je ne COMPRENDS pas pourquoi il faudrait encore et toujours en revenir a des querelles de personnes, des histoires de porte parolats etc...Je ne comprends pas d'autant plus que je sure que tu ne peux pas etre en desaccord avec ce que dit Remy Jean. Dans la situation de CASSE sociale et de CASSE ecologique actuelle, je crois que l'heure n'est plus aux crepages de chignon de toutes sortes ! Il faudrait enfin que ce front antiliberal naisse et se propage avec efficacite car l'attente est immense...Je rejoins en grande partie la contribution de Remy Jean (qu'il soit responsable des cual ou pas peu m'importe) et en particulier sur l'aspect creation d'un front unique mais qui ne vienne pas par le haut car nous sommes surs d'aller a l'echec, qu'on ne demande pas a ce front qu'il se regroupe au sein d'une orga comme le PCF, mais qu'au contraire ce front soit l'emanation de militants citoyens qu'ils soient encartes ou non, et deuxieme point sur lequel je rejoins Remy Jean, que ce cadre commun (je reprends là l'expression de l'appel Politis) ne soit PAS qu'un cadre d'alliance electorale : si nous voulons peser et proposer une alternative credible il nous faut parler projet politique, il nous faut reparler de victoires ideologiques pour ne pas relaisser Gramsci a Sarkozy. Sans impulsion dans la societe d'une nouvelle ideologie nous nous battrons dans le vide.<br /> <br /> Amicalement<br /> Valerie Duviol<br /> Objectrice de Croissance pour l'unité de la gauche du NON
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G
Depuis quand Remy Jean est-il responsable des CUAL? Personne ne l'a élu et j'ai même tendance à croire que les CUAL sont morts depuis que le PCF les a confisqués.<br /> J'étais la porte parole des CUAL de l'Hérault, je sais que certains continuent à se réclamer des CUAL, je trouve cela étonnant et antidémocratique. Comment donner confiance à ceux qui sont partis avec de telles pratiques. Il n'existe à ce jour aucun dirigeant élu des CUAL, les seuls "responsables" se sont auto-désignés.<br /> Geneviève Sabathé
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