LETTRE D'INFORMATION N°6 RASSEMBLER ! : L'ALTERNATIVE A GAUCHE, ORGANISONS-LA !

Publié le par EMINEM cgtmci@free.fr

COMPTE RENDU DE L'ASSEMBLEE GENERALE

DU LUNDI 26 MAI A AUBAGNE

 

 

L'assemblée générale de l'appel « Rassembler ! » a réuni environ 80 participants. A notre invitation, des camarades ayant signé seulement l'appel paru dans Politis étaient également présents.

 

Une pétition proposée par le syndicat CGT Netcacao, l'association des anciens salariés de Nestlé et le groupement de défense du site Nestlé a circulé, en soutien à la demande à la Préfecture que toute la clarté soit faite sur le devenir des 20ha de St-Menet que Nestlé a cédés pour 1 euro symbolique.

 

En introduction, nous avons fait un bilan de notre appel, et constaté qu'il correspondait à une véritable attente, au regard du nombre et la diversité de ses signataires.

De plus, après les divisions nées des campagnes présidentielle et municipales, il a permis sur notre département une reprise de dialogue positive et porteuse de perspectives pour l'avenir avec les différentes organisations rencontrées en bilatérale ou ensemble.

 

Certaines de ces organisations ont exprimé des réticences à la mise en place d'un espace « permanent » de débat et d'action. Toutes se sont dites favorables à des rassemblements sur des thèmes précis, ou autour d'actions particulières.

 

Nous nous sommes réjouis que notre appel ait été repris dans plusieurs autres départements, et qu'il vienne de trouver une prolongation au niveau national à travers l'appel lancé par l'hebdomadaire Politis : "L'alternative à gauche, organisons-la !".

 

Alors que nous souffrons d'une absence totale de perspectives politiques à nos luttes, que le mouvement syndical ou associatif se trouve sans relais et sans débouchés, l'appel paru dans Politis représente un grand espoir. Et si toutes les sensibilités ne l'ont pas encore signé, continuons à débattre dans le respect des engagements de chacune, afin que toutes y trouvent leur place.

 

L'assemblée générale (qui dans sa grande majorité a signé les deux appels), a décidé sans hésitation de faire vivre localement l'appel paru dans Politis. Au-delà des différences de formulation, et refusant d'entrer dans le jeu des interprétations ou des arrières pensées prêtées aux uns ou aux autres, nous avons estimé que la dynamique engagée et les perspectives tracées allaient dans le sens de notre volonté de rassemblement de toutes les forces de la « gauche radicale ». C'est cette dynamique qui nous intéresse, et que nous voulons faire vivre.

 

Pour cela, il est impératif que nous sortions des cercles militants habituels. Allons à la rencontre des citoyens dans nos quartiers, sur les marchés, sur nos lieux de travail, dans nos associations et nos syndicats. Faisons connaître cet appel, organisons des rencontres, soyons présents dans les mobilisations. Si nous restons entre militants, nous ne ferons pas bouger les lignes. Cet appel ne vivra que si chacun(e) de nous s'en empare de façon active.

 

Un débat s'est engagé, principalement autour des préoccupations suivantes :

 

- L'unité est une condition absolument nécessaire, mais elle n'est pas suffisante pour forger une identité : nous voulons rassembler pour qu'émerge une véritable alternative politique de transformation sociale, écologique, féministe, antiraciste, émancipatricec une société qui rompe avec l'exploitation capitaliste du plus grand nombre par quelques-uns.

 

- La volonté de lutter contre l'émiettement de la gauche antilibérale s'affiche depuis la campagne du non au TCE, à travers différentes initiatives, et a subi depuis plusieurs échecs. Nous devons analyser les raisons de ces échecs pour ne pas les reproduire et pouvoir avancer.

 

- Nous n'avons pas l'apanage de cette volonté : les CUAL, la LCR à travers la construction du NPA, ont affiché la même. Qu'est-ce qui nous différencie dans notre façon de construire ce processus, et comment les faire converger ?

 

- Nous sommes convaincus de l'urgence qu'il y a à construire une véritable alternative, attendue par les millions de gens touchés de plein fouet par les attaques frontales que nous subissons jour après jour, qui ne soit pas une gestion un peu plus « sociale » du libéralisme mais qui offre de réelles perspectives de transformation sociale.

Mais nous constatons qu'il n'y a pas de volonté immédiate des différentes organisations de s'unir pour construire ensemble cette alternative : nous devons nous atteler à ce problème, sans naïveté mais sans parti pris.

 

Pour avancer, il est indispensable de poser des bornes et d'indiquer une direction:

 

- L'appel ne doit pas être le creuset d'une nouvelle organisation politique qui se créerait à côté des organisations existantes. Il ne doit pas non plus se transformer en « aile radicale » du social-libéralisme.

 

- Nous ne cherchons pas à allumer des contre feux, ni aux débats engagés par les militants du PC ou de PRS en vue de leurs congrès respectifs, ni à la construction du NPA.

 

- La construction de l'alternative à gauche ne se fera pas autour d'une seule organisation, ou d'une seule composante de la gauche antilibérale, elle devra se faire avec toutes, mais également avec tous les citoyens et militants qui aujourd'hui ne se reconnaissent dans aucune d'entre elles.

 

- Nous avons la volonté de nous adresser inlassablement à tous, sans jamais ni nous satisfaire, ni nous résoudre à ce que des sièges restent vides.

 

- Nous devons être ancrés dans les mobilisations nationales, dans les luttes locales, dans les mouvement sociaux divers, favoriser à chaque fois l'unité la plus large en terme de soutien, d'apparition, de propositions. L'ancrage dans les luttes sociales est indispensable à la reconstruction de la "gauche de gauche" ; cette reconstruction passe par la confrontation des idées et par des échéances électorales, mais elle ne s'y réduit pas.

 

- Nous devons donc chercher à construire cette unité la plus large chaque fois que possible, pour agir concrètement ensemble, et parallèlement nous rencontrer pour discuter des sujets : - qui peuvent nous diviser (le rapport aux institutions, les alliances avec la direction du PS, ...)

- qui méritent d'être approfondis (anticapitalisme / antilibéralisme, ...)

- qui nous permettront de reprendre l'offensive idéologique en bâtissant un véritable projet alternatif.

 

Des échanges ont également eu lieu sur les élections européennes : certains pensent que nous devons nous en préoccuper immédiatement, et qu'il y a là un terreau favorable à la construction d'alliances unitaires, d'autres estiment que nous devons d'abord construire ces alliances à partir des préoccupations immédiates et craignent que cette échéance électorale ne soit au contraire un nouveau facteur de division.

Plusieurs ont considéré que nous devons rapidement chercher à favoriser le dialogue entre toutes les composantes de la gauche antilibérale dans la perspective de listes unitaires, mais qu'en cas d'échec nous ne devrons pas, dans le cadre de l'appel, participer à la construction d'une liste, même si évidemment chacune des sensibilités présentes se positionnera en tant que telle. Ce débat tout juste amorcé se poursuivra.

 

Nos perspectives :

 

- L'urgence est de faire connaître l'appel "l'alternative à gauche, organisons-la" : nous appelons tous ceux qui ont déjà signé à se regrouper par commune (ou par quartiers sur Marseille) pour diffuser largement cet appel autour d'eux, le faire signer, proposer des rencontres aux organisations existant localement.

 

- La mise en place "d'ateliers", "groupes de réflexion" ouverts à tous, autour des thèmes que nous voulons approfondir, et / ou qui font débat entre nous.

 

- Une initiative départementale serait organisée courant juin ("séminaire", "forum", "meeting" ?) : pour faire connaître notre démarche et débattre du processus unitaire que nous voulons enclencher autour de cet appel, et éventuellement autour d'un premier thème de réflexion.

 

Un collectif d'animation pluraliste est mis sur pied : nous souhaitons qu'il regroupe sans exclusive les sensibilités déjà présentes, les signataires des 2 appels qui le souhaitent, et que la porte reste largement ouverte afin que ceux qui nous rejoindront plus tard y aient toute leur place.

 

Les camarades qui souhaitent en faire partie sont invités à la première réunion qui se tiendra le mardi 03 juin à 18h30 à l'Agora d'Aubagne, et qui débattra de façon plus approfondie des perspectives avancées par l'AG.

 

Faites circuler l'appel et cette lettre autour de vous !

Pour prendre contact et recevoir régulièrement la lettre d'info :

 

jean.marc@calme-clt.com

Publié dans Appel

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article