L'Unité par le nivellement par le bas ou le Rassemblement dans la diversité par Christine Piguel-Coutard et Christian Sunt

Publié le par EMINEM cgtmci@free.fr

Au risque de démentir Jean Marie , les Ecologistes , les Objecteurs de Croissance développent une pensée autonome, basée sur des paragdimes différents de la gauche keynésienne.
Cette pensée s'appuie sur les connaissances nouvelles en matière d'Ecologie,
d'Ethnologie et d'Anthropologie, en ce sens il s'agit d'un dépassement  de la pensée sociale et républicaine, ( en en intégrant les valeurs émancipatrices).
Alors pourquoi vouloir toujours nous placer à la remorque d'une Gauche vouée à l'échec (et grandement responsable de la crise planétaire)?
Rassembler , oui ,mais tout le monde (anti libéral), et pour des objectifs précis qui ne remettent pas en cause notre propre combat!

Jean Marie a sans doute oublié le REFUS d'Yves Salesse pendant la campagne Bové , :
de remettre en cause la poursuite du programme Airbus et de proposer la reconversion de l'industrie aréonautique (vers le plus léger que l'air et d'autres modes de transport)
Ils ont préférer défendre des intérêts corporatistes et manifester derrière le PS et des syndicats de cadres FO au lieu de défendre une économie de la ressource La crise du pétrole nous donne raison mais tardivement après avoir subit l'échec électoral des présidentielles
Sans doute l'unité se ferait autour de quelqu'un comme JC Gayssot , ,l'ancien patron de Salesse , alors ministre des autoroutes ,communiste PRODUCTIVISTE et néolibéral !

Voici une réponse politique à la nécessité de nous rassembler pour lutter
ensemble

Signataires ou non de l'Appel de Politis ,voici ce qui devrait fonder nos propositions dans un Rassemblement Unitaire, Soyez nombreux à le cosigner pour le faire paraitre dans Politis et le publier comme NOTRE contribution au débat


Eléments de réponse à l'"APPEL POUR ORGANISER L'ALTERNATIVE A ", initié par Politis :

A quelle nécessité répond cet énième appel unitaire ?
Serait-ce à celle de remplir le vide abyssal du projet politique commun aux signataires ?

Serait-ce à celle de remplacer la force mobilisatrice d'un projet, c'est-à-dire sa qualité palpable émancipatrice, par la logique rassurante du nombre (nous n'avons pas d'armes, pas d'idées , mais en se serrant les coudes...!), avec au final, quelques leaders historiques (premiers signataires) qui pourront se revendiquer de ce nombre, pour négocier
quelques places aux européennes ou dans une équipe de campagne (cf la campagne
présidentielle Bové).

Mais de refondation politique point !

Parce que les premiers signataires ne la recherchent pas, parce qu'ils connaissent leurs désaccords, parce que la plupart d'entre eux méprisent le paradigme de l'écologie, qui remet en cause les certitudes de leur vie et de leur statut social.

Voyons la méthode que nous connaissons, pour l'avoir vécu de l'intérieur depuis 2005, au sein des CUALs et dont on nous remet la sauce :

- un appel individuel dont l'artefact a l'avantage de nier la réalité des mouvements collectifs de pensée et de permettre le développement du principe   d'Assemblées Générales manipulées et dont le débat est tronqué (cf l'adoption de la Charte des CUAL et des 125 propositions à St Denis), - des décisions prises selon le plus petit dénominateur commun (la proposition des plus mous ou de ceux qui sont prêts à faire alliance avec
le PS) et le résultat :
- un panel de revendications quantitatives, illusoires et surenchèries, (pour faire gauche de la gauche), qui ne remettent absolument pas en cause le modèle économique et idéologique fondé sur la croissance.

Cet appel nous refait les CUALs sans la moindre analyse de leur échec, à savoir:

1/ l'absence de projet émancipateur en rupture avec le capitalisme productiviste (et non pas seulement envers l'ultralibéralisme sarkosien), d'une part et avec la redistributon keynésienne, d'autre part,

2/ l'absence de stratégie de rupture d'alliance gouvernementale avec la sociale-démocratie : il s'agit à nouveau, de peser dans le cadre d'un accord à gauche, dans le respect de la constitution -remarquez l'absence de l'appel à une Constituante-. Ce respect des institutions de l'ordre dominant s'élargit à l'Union Européenne, puisque l'on nous ressert la vision d'une "autre Europe", sans en analyser la fonction dans la globalisation capitaliste.

Alors qu'il faudrait, à la lumière de l'émergence des nouvelles luttes et expérimentations sociales, mettre en avant une stratégie de rupture institutionnelle, s'appuyer sur les alternatives concrètes et faire de l'action politique, les leviers pour conforter les contre-pouvoirs. Alors qu'il faudrait remplacer l'illusoire grand soir (électoral ou insurrectionnel), par la logique de milliers de petits matins émancipateurs.

3/ l'absence d'une tactique de pôle de radicalité alliant, de façon permanente et pas seulement électorale, un "front" constitué de courants et mouvements politiques, de mouvements sociaux et d'individus rassemblés dans des comités de base.

Conjuguer les trois urgences (sociale, écologique, démocratique) semble la moindre des choses, lorsque le dérèglement climatique et la crise énergétique s'accélère,
lorsque les risques de destructions des écosystèmes et la perte de la biodiversité menacent les conditions mêmes d'existence de très nombreuses espèces et, y compris, celle de l'espèce humaine.

Que dit l'appel, pour répondre à ces urgences ? : que cette gauche, enfin à gauche "n'oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses".

Ah? Parce que nous en sommes encore à vouloir redistribuer des richesses?

Nous faisons partie des premières générations à vivre une civilisation sans repère spirituel, sans lien avec la nature, sans repère sacré qui nous unissent à La Terre, sans laquelle il n'y a pas de vie communautaire, pas de lien de solidarité, pas d'humanité dont l'existence soit digne de ce nom.

Nous sommes les premières générations "occidentales" à concevoir, reconnaître, entrevoir que les conséquences des destructions, inhérentes à la perte des liens, qui unissaient les sociétés traditionnelles ou primitives aux écosystèmes, ne sont pas le seul fait de tragédies
nationales isolées, mais bien les prémices de catastrophes planétaires majeures.

Nous sommes les premières générations, nourries par l'idéologie du PIB, à commencer à admettre que le destin de l'humanité est lié à son environnement, empirisme qui avait constitué la base des cultures humaines traditionnelles, sur tous les continents.

Et parce que nous constatons, que notre destin est lié, non seulement au destin de l'ensemble de l'humanité, mais également à la préservation des conditions de son existence sur la planète, nous devrions nous rallier à un appel qui nous propose la redistribution des richesses, comme solution suprême ?.

Formulation extrêmement vague qui semble être une simple transposition du partage judéo-chrétien, qui ne définit ni la provenance, ni l'usage, ni les usagers de ces "richesses", basée sur "un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques".

La gauche enfin à gauche ne remettrait-elle en cause ni le salariat ,ni la redistribution des profits monétaires ,ni le productivisme, ce dernier étant, au mieux converti en développement durable ? La Terre, au service d'une consommation prétendument raisonnée, alors que nous devons de toute urgence protéger le climat, les forêts, les
sols qui nous nourrissent et que nous devons sortir, de façon tout aussi urgente de l'idéologie productiviste.

Les contradictions et l'absence de projet, qui existent entre les signataires, empêchent que de tels objectifs voient le jour. Il s'agit pour la plupart d'entre eux, uniquement d'exister médiatiquement et de faire par ce texte un contre feu à l'initiative de la LCR. Envisage t-on
à Politis un front de résistance sans le NPA ?.Il s'agit, pour certains signataires, d'une course de vitesse, afin d'être les premiers à lancer "la gauche" (Die Linke) avant la LCR, mais une gauche moins radicale, plus encline à une alliance avec le PS.

On imagine que l'aspiration à d'autres mondes possibles serait celle de dépasser l'objectif aliénant que représente la recherche effrénée et vaine, de l'augmentation du pouvoir d'achat. On imagine que l'aspiration des salariés serait de se débarrasser de l'aliénation du salariat. On imagine que l'aspiration des jeunes des quartiers populaires serait de demander plus que le simple respect, et de remettre en cause un mode de vie et d'urbanisme qui les prive de toute possibilité de construire leur vie de façon autonome.

La référence à Die Linke, la notion de "codéveloppement" montrent que cet appel se situe dans une vision productiviste et techniciste du monde, bien éloignée de celle des écologistes, des altermondi(ali)stes, des objecteurs de croissance.
Aurons-nous un jour le courage de nous opposer aux illusionnistes de "la gauche de gauche" pour proposer autre chose que des défaites annoncées, de
revendiquer l'utopie, pour réenchanter le monde et permettre aux "sans"..(voix..) de relever la tête, de reprendre la parole et de hausser le ton. Cela se passe déjà autour de nous, offrons d'autres perspectives aux mouvements sociaux que celle de voter PS au second tour.

Nous sommes nombreux à rêver, à oeuvrer, à nous mobiliser pour :

- qu'un Appel prenne en compte les réalités sociales, économiques et écologiques tout en intégrant l'indice de développement humain et l'empreinte écologique,

- que se refonde une pensée écologiste, qui n'envisage pas, de quelque manière que ce soit, la gestion d'un système économique, quelqu' il soit, qui ruine l'espérance des vies sur cette planète,

- qu' écologistes, altermondi(al)stes, alternatifs, objecteurs de croissance se rassemblent pour porter un projet de rupture avec ce capitalisme dévastateur, et proposent des alternatives émancipatrices aux dominations  qui préservent l'avenir des générations futures, en harmonie avec les autres êtres vivants,

- que ce projet écologiste autonome soit enfin proposé comme une Utopie réalisable ,avant que ne s'amplifient les catastrophes, la pénurie et la récession.

Nous sommes nombreux à rêver, que parallèlement et sans occulter ni renoncer à nos
propositions, un large front de résistance (pôle de radicalité), doit se mettre en place, sur des propositions concrètes d'action et de luttes, y compris dans le domaine institutionnel, par l'appel à une Constituante. Nous devons rompre avec le bipartisme et le système majoritaire qui empêchent toute émergence d'initiatives, en rupture avec l'idéologie
dominante.

Aujourd'hui, les peuples indigènes de l'Amérique latine et du monde, nous sommes en train d'être convoqués par l'histoire pour devenir l'avant-garde de la défense de la nature et de la vie". (extrait du discours d'Evo Moralès, président de la Bolivie, à l'ONU le 24 septembre 2007)

Rassembler  OUI , mais dans le respect de nos diversités pour rendre le débat fécond et rendre possible les alternatives !


Christine Piguel-Coutard et Christian Sunt, Objecteurs de croissance

Publié dans OC

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Je réagis en complétant de mon point de vue le commentaire d’Armelle.<br /> <br /> Oui, Armelle a bonne raison de dire que les décroissantistes ne sont pas tous seuls a avoir raison … Et j’ajouterais : ils ne sont pas tous seuls et à avoir raison et à la perdre …<br /> <br /> En réalité, la dissociation “écologie” et “social” — traduite entre autres par l’expression “écologie sociale” — n’est pas un faux problème, c’est un problème “capital”, qui, j’en suis sûre, préoccupe et occupe les décroissantistes.<br /> <br /> Lorsque Evo Morales déclare «[…] nous sommes en train d'être convoqués par l'histoire pour […] la défense de la nature et de la vie», il oppose « la vie » à « la mort » et bien entendu, non pas la «nature» à l’ « humain » …<br /> <br /> Autrement dit, il ne dissocie pas “nature” et “culture” … Son point de vue est surdéterminé par la cosmogonie ou mythologie amérindienne dans laquelle on ne peut pas CONCEVOIR la “nature” séparée ou dissociée de l’ “humain” … ou bien, séparée ou dissociée de ce que nous appelons le “social”.<br /> <br /> En avons-nous la même représentation ?<br /> Je ne le crois pas.<br /> <br /> Alors : et si en séparant ou en dissociant d’une certaine manière l’écologie du “social” étions-nous en train de reproduire le même geste que reproduisent encore et toujours les théories et les pratiques de l’économique dominante ?<br /> <br /> Par ailleurs : et si l’expression «niveler par le bas» — si j’ai bien compris — impliquait dans ce contexte une autre modalité de massification à laquelle nous devrions en fait nous opposer ?<br /> <br /> Et encore : si cette intention de vouloir « rassembler dans le respect de nos diversités » se heurtait — entre autres et malgré notre louable intention — à notre tendance archaïque de ne pouvoir rassembler que ce qui se ressemble ?<br /> <br /> En effet, nous devrions tenter de nous habituer à repenser la transition, à la concevoir comme un projet et non pas uniquement comme une étape.<br /> <br /> Puis, comme l’a si bien dit Élizabeth Roudinesco dans sa conférence «Spectres de Marx, spectres de Freud» — dont certains passages ont été publiés dans ce blog dans la rubrique “Phylosophie” : <br /> <br /> il nous faudrait réconcilier « un temps nécessairement disjoint et un temps nécessairement de longue durée, entre le passé qui apparaît sous forme de spectre et le présent qui est le temps disjoint du nouvel ordre mondial […] »<br /> <br /> Il ne faudrait « ni répudier la continuité au nom de la rupture, ni répudier la discontinuité au nom de la continuité. Les deux régimes sont nécessaires ».<br /> <br /> C’est sans doute sur cette problématique qui s’ouvre le concept de transition.<br /> <br /> Marina
Répondre
V
Bonsoir Christine,<br /> <br /> Suite a ce message, Christine a ecrit dans un mail : <br /> « Cependant, la "gauche", et l'Appel de Politis ne fait, malheureusement pas exception, continue de penser que l'écologie devra s'intégrer, de gré ou de force dans un projet politique, qui peut se payer le luxe de ne pas remettre pas le productivisme en cause. »<br /> <br /> En toute amitie Christine, d’où vient ce constat posé ici comme<br /> indépassable ? Correspond-il a une realite faussée (depuis quand<br /> fonctionnons nous encore sous le poids de la personnalisation) à la<br /> lecture des premiers signataires et a ce moment là pourquoi la signature de Paul Aries vaudrait moins que celle de JC Gayssot ou provient-il d’une volonté, non précédée de l’ouverture qui permet le recul et la reflexion, de detruire da façon systematique tout ce qui pourrait accoucher d’un rassemblement.<br /> <br /> Et puis qu’est ce que la gauche dont tu parles ? Je me reclame moi-meme et sans honte de celle-ci, je viens d’une culture communiste faite de partage et de desinteressement et pourtant je proclame dans le même temps : qu’il ya un non sens à se reclamer de l’antiliberalisme sans se reclamer de l’anticapitalisme et au final sans remettre en cause la genese, l’ideologie productiviste et avec elle le mythe de la croissance infinie.<br /> <br /> Mais, la chose majeure et qui fait ce que je suis, c’est que je ne trouve<br /> aucun interet a cultiver cette difference proclamée dans mon petit jardin entouré de murs. L’objection de croissance ne gagnera rien a la radicalisation de son discours SI elle continue de pratiquer cette<br /> radicalite dans son pré carré. De plus elle doit mettre en regard de cette radicalite la realite sociale, comme dans la reciprocite qui cree la rencontre et la convergence, la question du progres et du developpement humain doit etre mise en regard de quelle soutenabilite pour la planete ?<br /> <br /> Si l’on veut créer du « désir de decroissance » et je pense que notre rôle est avant tout celui-ci, faire en sorte de la faire adopter par le plus<br /> grand nombre au sein d’un projet de societe nouveau pour empecher sa fatale imposition par le biais d’un eco fascisme, je pense qu’on ne peut pas dire comme tu l’ecris que d’une part : « Les objecteurs de croissance, les écologistes ont des spécificités, des priorités, complémentaires des spécificités sociales » et d’autre part dire quelques lignes plus haut ou plus bas que la redistribution des richesses a fait son temps et qu’on doit penser autrement. Certes cela ne suffit plus aujourd’hui de se reclamer de cette seule redistribution mais elle reste o combien d’actualite pour tous ceux qui crevent empêtrés dans leur realite sociale sous le poids de la precarite, de la pauvrete car il faut dire ce mot qu’on ne pronoce plus, la pauvrete. Faire crever les pauvres a coups d’OGM de chez lidl, c’est la realite Christine.<br /> <br /> Si l’on veut par exemple en tant qu’OC remettre en question la notion de «travail », eclairer sur celle de la maitrise de nos usages, et bien le «je travaille mais je suis pauvre » est une realite sociale à prendre en<br /> compte pour justement, denoncer les notions de flexibilite de precarite qui renvoient a la notion d’escalavage.<br /> <br /> L’objection de croissance, si elle veut se faire entendre utilement, doit<br /> trouver les etapes du discours, pour créer ce fameux DESIR, et ceci n’est possible que dans sa rencontre avec ceux qui ne l’ont pas encore comprise.<br /> Qui n’ont pas encore compris qu’elle est le SEUL moyen par ce qu’elle engage comme concept d’acceder à un nouveau projet de societe, celui dont la gauche a tant besoin pour combattre, ideologie contre ideologie, celle des neo cons et des neo liberaux qui a deja gangreine l’Amerique.<br /> L’objection de croissance a ete un declic pour moi, je me suis dit : là il<br /> ya la matiere pour créer AUTRE chose, pour comprendre la complexite du monde à l’aune de la mondialisation, de la mutation anthropologique, et pour apres l’avoir perçu dans sa complexite, acceder au monde voulu, désiré.<br /> <br /> Si l’on replace ceci dans la realite politique d’aujourd’hui, je dirais<br /> que nous devons en tant qu’OC se faire porteurs d’un combat ideologique à l’interieur de cette gauche du NON au TCE et au profit de la refondation d’un projet politique de gauche seul outil valable pour se defaire de l’hegemonie d’un PS cogestionnaire du systeme.<br /> <br /> Et Sarkozy a dailleurs tres bien su se saisir de ce qui a fait defaut a la<br /> droite pendant tres longtemps et qui fait defaut aujourd’hui à la gauche, le combat des idees, c’est lui-même qui cite Gramsci peu avant le 1erertour des presisdentielles : « je ne mène pas un combat politique mais un combat idéologique. Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées. C’est la première fois qu’un homme de droite assume cette bataille-là.»<br /> <br /> Pour cette raison, et même si je peux partager certaines des critiques qui ont ete effectuees a son egard (question de la participation de certains defenseurs du OUI au TCE, de l’independance vis-à-vis du PS…, ) j’ai signé l’appel de Politis, car la realite politique est là implacable et elle nous oblige a nous doter d’un lieu pour la refondation, ceci meme avant d’envisager les questions de personnes et de structuration. Ceci meme<br /> avant de poser des prealables qui mettraient en difficulte la<br /> participation des organisations a cette refondation. L’appel de Politis<br /> peut etre un levier favorable a la creation de ce lieu. Il sera surtout ce<br /> que nous en ferons, nous, signataires non repertoriés dans la categorie des premiers. Continons à le faire signer massivement pour montrer à quel point, il y a urgence a créer du commun, du lien, de la porosite entre les multiples sensibilites du NON de gauche au TCE.<br /> <br /> Amities<br /> <br /> Valérie<br /> Altermondialiste et OC unitaire
Répondre
J
La transition ne sera réelle que si l'on sait où l'on doit aller. Mille fois raisons: si on reste dans le même schéma, on n'avancera pas.<br /> On n'en est plus à "distribuer les richesses" mais à "distribuer les pénuries" alors qui va payer les pots cassés? Elle est là, la notion de social. Si un effort massif et collectif n'est pas fait en direction des "défavorisés", la crise écologique s'amplifiera!!
Répondre
A
Chers objecteurs de croissance ,<br /> Vous avez raison mais vous n'avez pas raison tous seuls !<br /> bien sûr que l'écologie radicale doit être au coeur du projet mais il nous faut prendre en compte aussi le social, l'état du monde à cet instant.<br /> J'ai assisté hier à une conférence très passionnante donnée par JM Harribey. Passionnante parce que Harribey est modeste et qu'il n'assène pas des certitudes.<br /> Il dit une chose aujourd'hui, ce qu'il pense à cet instant : les décroissantistes oublient une chose : il faut penser la transition.<br /> <br /> Ce texte "l'unité par le nivellement" ne le fait pas plus et ce qui n'est pas très constructif : il y est fait des procès d'intention.<br /> Construisons donc, en nous rappelant que nous avons tous besoin les uns des autres pour relever les terribles défis que nous lance le capitalisme. Cela ne se fera pas en se jetant des anathèmes à la figure.<br /> Armelle, signataire sans honte de l'appel :-)
Répondre