LCR : Compte rendu de la réunion avec les antilibéraux

Publié le par EMINEM cgtmci@free.fr

Une délégation de la LCR a rencontré une délégation des collectifs antilibéraux le Lundi 17 Mars. Cette réunion faisait suite à une première rencontre qui a eu lieu à l’automne.

Au-delà de l’échange général sur la situation politique après les élections municipales, la discussion a porté essentiellement sur deux éléments, leur projet d’organisation d’assises de la gauche de transformation sociale d’une part, notre projet de NPA d’autre part.
Leur mandat était de connaître la position de la LCR sur l’éventuelle co-organisation de ces assises avec eux. Nous avons alors rappelé les décisions prises au dernier congrès de la LCR de s’engager pleinement dans un processus de constitution du NPA et que cela constituait notre priorité des mois à venir. D’un certain point de vue, il ne s’agit plus pour nous de créer les cadres de débats sur la nécessité d’un nouveau parti, mais de passer à une phase supérieure, celle de la construction d’un tel parti. Dans ces conditions, notre réponse ne pouvait être que négative même si nous participerions à de telles assises si elles étaient organisées.
Sur le NPA, ils étaient évidemment déjà largement au courant. Nous avons insisté sur le fait que pour nous, le bilan des expériences en cours et les résultats des municipales validaient le projet et nous leur avons précisé le timing, la réunion de juin et la mise en place d’un comité de pilotage national tout en précisant que les collectifs avaient toute leur place dans ce processus s’ils le souhaitaient.
Nous leur avons indiqué que de notre point de vue, et même si nous le regrettions, il n’y avait pas de partenaires nationaux pour initier le processus de NPA, y compris eux. Ils ont sans doute diversement apprécié mais de notre point de vue, il s’agit juste de constater une situation : la forte diversité qui existent au sein des collectifs s’est traduite par une grande hétérogénéité des pratiques et des alliances lors des élections municipales (pour rester poli). A cela s’ajoute que les collectifs n’étant pas une organisation en tant que telle mais plutôt un réseau, la structure nationale dont ils se sont dotés n’a pas les attributions et les fonctions d’une direction.

Remarques complémentaires

Un débat assez vif existe en leur sein, sur leurs assises, sur la place qu’il faut donner au projet de nouveau parti que nous portons, s’y inscrire ou pas et si oui sous quelles formes. Il convient d’être attentif et offensif. D’abord rappelons que c’est avec eux que nous avons réalisé le plus d’accords aux élections municipales (entre 40 et 50 suivant la manière de compter). Si les collectifs ne sont pas une organisation nationale, il n’en reste pas moins que c’est le principal réseau militant avec lequel nous avons travaillé dans la dernière période. Eux annoncent près de 3000 personnes dans les collectifs, c’est sans doute exagéré mais même s’il y a entre 1000 et 2000 militants (fourchette large qui doit englober la réalité) à notre échelle c’est tout à fait substantiel et cela mérite notre attention.

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